Consultante SEO, et fondatrice d'une maison de porcelaine
Je m'appelle Laurène Desjardins. Je travaille depuis Bordeaux, et je mène deux activités qui, vues de loin, n'ont rien à voir. Vues de près, l'une explique entièrement l'autre.
D'abord une marque, ensuite un métier
J'ai fondé Maison Manoï, une maison de porcelaine de Limoges. Elle conçoit des pièces sur mesure pour l'hôtellerie, l'événementiel et des marques, sous l'appellation d'indication géographique Porcelaine de Limoges. Mon rôle y est celui du porteur d'affaire et du chef de projet : je reçois la demande, je la cadre, je la chiffre, et je conduis le projet jusqu'à la livraison, en m'appuyant sur les savoir-faire de mes partenaires.
C'est en essayant de rendre cette maison visible que j'ai appris le référencement. Pas dans une formation, pas sur un cas d'école. Sur mon propre site, avec mes propres erreurs, et avec le désagrément très formateur de voir des mois de travail ne produire aucun devis.
J'y ai vécu à peu près tout ce qu'un site de marque peut vivre. Un article qui draine près d'un tiers des impressions du site sur un public qu'on ne sert plus. Une chute de trafic spectaculaire qui, données en main, n'existait pas : les positions n'avaient pas bougé, c'était l'affichage des réponses générées par Google qui absorbait les clics. Un deuxième marché à l'étranger, très volumineux, entièrement composé de gens qui ne pourraient jamais acheter. Et un pivot d'offre qui a rendu caduque la moitié des pages du site du jour au lendemain.
Pourquoi ça compte pour vous
La plupart des consultants découvrent votre marché en le lisant. Moi je suis dedans. Quand un fabricant de mobilier me parle de ses délais de production, de sa difficulté à expliquer un prix, de clients qui demandent un devis sans savoir ce qu'ils veulent, je n'ai rien à traduire. Je reçois les mêmes messages le soir.
Ça change trois choses très concrètes dans le travail. La première, c'est que je sais distinguer une requête qui ressemble à votre métier d'une requête qui amène un acheteur. Ce n'est pas la même chose, et c'est la distinction la plus chère à apprendre.
La deuxième, c'est que je ne vous demanderai pas de produire du contenu que vous n'avez pas le temps d'écrire. Je sais ce que coûte une journée quand on dirige une petite structure, parce que je la compte aussi.
La troisième, c'est le rapport aux chiffres. J'ai appris à me méfier de mes propres données avant de me méfier des vôtres. Quand je vous annonce un résultat, il est sourcé, daté, et je vous dis d'où il vient. Quand je n'ai pas la donnée, je vous le dis aussi. C'est moins agréable qu'un joli graphique, c'est nettement plus utile.
Ce que j'aurais aimé qu'on me dise au lancement
Deux choses, et je les répète à peu près à tous les dirigeants que j'accompagne.
La première : n'attendez pas que tout soit parfait pour vendre. Le site qu'on peaufine pendant six mois avant de le montrer est presque toujours moins bon que celui qu'on met en ligne imparfait et qu'on corrige avec des vrais visiteurs.
La seconde : ne passez pas des semaines sur une vitrine dont les seuls visiteurs seront votre famille et vos amis. Soignez d'abord les fondations, c'est-à-dire les quelques pages construites sur ce que cherchent les gens qui achètent. Le reste peut attendre, et attendra de toute façon.
C'est aussi pour ça que je ne facture pas un audit dont l'application serait à votre charge. Un document ne vend rien. Une page en ligne, si.
Les marques avec qui je travaille
Des marques de décoration et d'art de vivre pour l'essentiel : mobilier chiné, arts de la table, luminaire, textile, artisanat, métiers de bouche. Ce sont des structures où la qualité du produit dépasse largement la qualité de sa présence en ligne, et où l'écart se comble vite quand on s'y met dans le bon ordre.
J'interviens aussi hors de ce secteur, notamment sur des sites bâtis avec Odoo, où je travaille directement dans l'instance plutôt que de livrer une liste de recommandations à faire appliquer par quelqu'un d'autre.
Voir les dossiers en cours, oucomment je travaille concrètement.
Questions fréquentes
- Comment menez-vous les deux activités en même temps ?
- Elles ne sont pas en concurrence, elles se nourrissent. Maison Manoï me donne un terrain d'essai permanent : chaque méthode que je vous propose, je l'ai d'abord appliquée sur ma propre marque, avec mon propre argent et mes propres données. Les deux activités sont juridiquement distinctes et ne partagent aucune donnée client.
- Vous êtes à Bordeaux, travaillez-vous à distance ?
- Oui, la majorité de mes clients sont suivis à distance. Je me déplace pour les rendez-vous de cadrage et les points d'étape quand c'est utile, en Gironde comme ailleurs. Le travail lui-même, lui, se fait dans vos outils.
- Maison Manoï est-elle une référence client ?
- Non, c'est ma propre maison. Je la mentionne parce qu'elle explique d'où je parle, pas pour la compter comme une prestation. Mes références client sont listées sur la page cas clients.
- Quelle est votre formation en SEO ?
- Elle est venue par la pratique, en pilotant le référencement de ma propre marque avant d'en faire un métier. Je préfère vous montrer des données réelles et des interventions datées qu'une liste de certifications.